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Polestar 5 : une berline électrique impressionnante mais qui arrive trop tard

Par · 3 min de lecture

Polestar 5 : une berline électrique impressionnante mais qui arrive trop tard

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Sommaire
  1. Une accessibilité en demi-teinte
  2. Une position de conduite sportive bien pensée
  3. Un excès de digitalisation problématique
  4. Un écran central trop sollicité
  5. Un système audio remarquable
  6. Un intérieur raffiné et responsable
  7. Un coffre juste suffisant

Une accessibilité en demi-teinte

L'accès à bord de la Polestar 5 demande un minimum de souplesse. Il faut actionner la poignée motorisée, baisser la tête sous le pavillon relativement bas, contourner le montant central et se glisser dans une ouverture de porte modeste avant de s'installer sur une assise positionnée en position basse. Mais une fois installé, le constat est sans appel : l'espace ne manque pas.

Que vous preniez place à l'avant ou à l'arrière, même avec un gabarit imposant, vous profiterez d'un volume habitable généreux. Sur ce point, la berline suédoise surclasse clairement la Porsche Taycan, sa rivale allemande qui peine davantage à accueillir confortablement les passagers de grande taille.

Une position de conduite sportive bien pensée

La ceinture de caisse basse et la planche de bord dégagée créent une ambiance résolument sportive. Si l'on aurait apprécié une position de conduite encore plus basse de quelques centimètres, l'ensemble dégage un vrai caractère dynamique. Les sièges sport avant offrent un excellent maintien et une grande modularité de réglages.

Toutefois, le temps nécessaire pour trouver la position de conduite idéale s'avère plus long que nécessaire. En cause : l'obsession de Polestar pour le minimalisme des commandes physiques. Là où deux ou trois boutons seraient pertinents, le constructeur n'en installe qu'un seul, voire aucun, vous contraignant à naviguer dans l'écran central tactile pour des réglages qui devraient être immédiats.

Un excès de digitalisation problématique

Le compromis entre facilité d'utilisation et suppression idéologique des commandes physiques "superflues" a été franchi il y a plusieurs années par Polestar. Il serait temps de faire marche arrière. Les rétroviseurs, les phares et les aides à la conduite méritent des commandes physiques fixes, faciles à identifier et à actionner rapidement. Ce ne sont pas des fonctions que l'on configure une fois pour toutes.

Les commandes secondaires, quant à elles, devraient être rétroéclairées et clairement identifiables, sans avoir à les toucher du doigt (comme sur les branches du volant) puis regarder un écran ailleurs pour confirmer leur fonction avant d'oser appuyer.

Un écran central trop sollicité

L'écran tactile vertical de 36,8 cm concentre trop de responsabilités. Il devrait afficher moins d'informations liées à la conduite, qui gagneraient à être relayées de manière moins éloignée de la route. Le système devrait également se montrer plus réactif et moins distrayant.

Malgré plusieurs années de perfectionnement, cet écran - identique à celui du Polestar 3 - présente des améliorations notables. La moitié inférieure, dédiée aux commandes et informations de bord, offre désormais plus de possibilités de personnalisation, raccourcissant l'accès à certaines fonctions du menu (réglage des phares, des rétroviseurs ou des aides à la conduite).

Néanmoins, il manque parfois de réactivité, nécessitant deux pressions du doigt là où une seule devrait suffire. Un défaut agaçant : l'affichage de messages d'alerte qui recouvrent la barre de navigation supérieure, vous obligeant à patienter avant de poursuivre votre action.

Un système audio remarquable

Point positif : la recopie d'écran pour smartphones Apple et Android fonctionne parfaitement. Le système audio premium Bowers & Wilkins avec ses 21 haut-parleurs a également impressionné les testeurs par sa puissance et sa définition sonore exceptionnelle.

Un intérieur raffiné et responsable

Au-delà de ces considérations ergonomiques numériques, l'habitacle de la Polestar 5 constitue un environnement très agréable, accueillant et judicieusement luxueux. Sans tape-à-l'œil ni clinquant, il évite les poncifs traditionnels du luxe automobile tout en plaçant des matériaux au toucher premium - dont beaucoup sont recyclés - exactement là où il faut.

Le toit vitré panoramique frôle le cuir chevelu des passagers arrière les plus grands, mais les dossiers disposent heureusement d'un réglage électrique d'inclinaison pour pallier ce problème. En contrepartie, cette verrière généreuse baigne l'habitacle d'une lumière naturelle abondante et rend l'expérience à l'arrière aussi privilégiée qu'à l'avant.

Un coffre juste suffisant

Le compartiment à bagages se révèle un peu étriqué en hauteur pour une GT de ces dimensions, mais reste suffisamment volumineux pour transporter de nombreux bagages. La capacité peut être augmentée en rabattant les sièges arrière vers l'avant.

La Polestar 5 présente donc un mélange contrasté de qualités indéniables et de choix ergonomiques discutables qui, dans le contexte concurrentiel actuel particulièrement intense du segment des berlines électriques premium, risquent de peser lourd dans la balance.

Questions fréquentes

La Polestar 5 offre-t-elle un espace intérieur suffisant pour les grands gabarits ?

Oui, contrairement à sa rivale directe la Porsche Taycan, la Polestar 5 propose un volume habitable généreux à l'avant comme à l'arrière. Même les adultes de grande taille y trouvent leur aise, bien que l'accès nécessite de se baisser légèrement.

Quels sont les principaux défauts ergonomiques de la berline suédoise ?

Polestar abuse des commandes tactiles, obligeant à naviguer dans l'écran central pour des fonctions essentielles comme les rétroviseurs ou les phares. Les commandes physiques manquent d'éclairage et de marquage clair, compliquant leur utilisation intuitive. Cette approche minimaliste nuit à la sécurité et au confort d'utilisation.

Comment est la qualité de l'habitacle de la Polestar 5 ?

L'intérieur se distingue par son raffinement sobre et l'utilisation judicieuse de matériaux recyclés au toucher premium. Le toit vitré panoramique inonde l'habitacle de lumière naturelle. L'ambiance évite le luxe ostentatoire tout en procurant une sensation de qualité supérieure.

Le coffre est-il adapté à une berline GT de ce gabarit ?

Le volume de chargement apparaît un peu juste pour une GT de ces dimensions, avec une hauteur limitée. Néanmoins, il reste suffisant pour de nombreux bagages et peut être agrandi en rabattant les sièges arrière.

Le système multimédia est-il performant ?

L'écran tactile vertical de 36,8 cm (14,5 pouces) manque parfois de réactivité et nécessite souvent deux pressions. Le système audio Bowers & Wilkins avec 21 haut-parleurs impressionne toutefois par sa puissance et sa définition. La compatibilité Apple CarPlay et Android Auto fonctionne correctement.

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