Le Santana Cajal débarque : ce 4x4 espagnol à 5 écrans va être produit en Europe

Luc Morandini Actualités

Le mythique constructeur espagnol Santana revient sur le devant de la scène automobile avec un tout-terrain qui pourrait bien bousculer le segment des 4x4 traditionnels. Après le Santana 400, la marque ibérique dévoile le Cajal, un authentique baroudeur à châssis échelle qui mise sur une débauche technologique pour séduire une clientèle européenne en quête d'authenticité off-road sans renoncer au confort moderne.

Renaissance d'une légende automobile espagnole

La renaissance de Santana Motors prend corps dans l'historique usine de Linares, en Andalousie. Cette installation qui assembla jadis des Land Rover et des Suzuki s'apprête à produire le nouveau Cajal aux côtés du Santana 400 et d'un petit véhicule électrique chinois de JAC Motors. Un partenariat stratégique avec le géant chinois BAIC permet à la marque espagnole de relancer sa production tout en créant des emplois locaux.

Edu Blanco, directeur général de Santana Motors, ne cache pas son enthousiasme : cette collaboration industrielle renforce la marque tout en offrant au marché européen des véhicules authentiques et capables, loin des SUV urbains qui dominent aujourd'hui les concessions.

Un design taillé pour l'aventure

Avec ses 4,79 mètres de longueur et un empattement de 2,76 mètres, le Santana Cajal affiche des proportions généreuses et des lignes carrées typiques des vrais tout-terrain. Sa silhouette musclée rappelle inévitablement le Land Rover Defender ou le culte Suzuki Jimny, avec plusieurs détails qui trahissent sa vocation aventurière :

  • Une imposante calandre frontale encadrée par des optiques LED à signature lumineuse spécifique
  • Des passages de roues largement évasés
  • Des portes sans encadrement de vitre
  • Un hayon arrière en deux parties avec vitre indépendante
  • Une roue de secours fixée sur le portillon inférieur, fidèle à la tradition off-road

L'intérieur high-tech : cinq écrans au service du tout-terrain

C'est à bord que le Santana Cajal révèle son atout maître. Loin de l'austérité habituelle des 4x4 de travail, l'habitacle surprend par son niveau d'équipement digne des modèles premium. Les sièges en cuir, le toit panoramique de série et l'espace intérieur généreux créent une atmosphère accueillante.

Mais la véritable prouesse réside dans le cockpit numérique composé de cinq écrans distincts :

Une débauche d'écrans pour le conducteur et son copilote

  • L'instrumentation : un écran LCD de 26 cm (10,25 pouces) remplace le combiné traditionnel
  • Le système multimédia : une dalle tactile géante de 32,5 cm (12,8 pouces)
  • L'écran passager : une seconde dalle de 32,5 cm dédiée au copilote, permettant d'accéder aux fonctions de divertissement mais aussi aux données off-road cruciales comme l'inclinaison du véhicule, la profondeur de gué franchissable, l'état des différentiels ou la boussole
  • Le bouton de démarrage : un petit écran configurable de 4,9 cm (1,92 pouces)
  • Le rétroviseur numérique : intégrant une caméra de recul pour améliorer la visibilité

Cette profusion technologique s'accompagne d'un système audio à 10 haut-parleurs avec caisson de basses, d'un chargeur sans fil pour smartphone d'une puissance impressionnante de 50 W, et de 10 prises d'alimentation réparties dans l'habitacle.

Une mécanique taillée pour le franchissement

Sous le capot, Santana reste fidèle à la philosophie des 4x4 traditionnels en faisant l'impasse sur toute forme d'électrification. Le Cajal reçoit un moteur diesel turbo de 2,0 litres à quatre cylindres développant 163 chevaux et un couple généreux de 390 Nm. Cette mécanique est associée à une excellente boîte automatique ZF à huit rapports et à une transmission intégrale enclenchable dotée d'une boîte de transfert avec réductrice.

Des capacités tout-terrain impressionnantes

Le châssis à longerons et traverses confère au Santana Cajal une robustesse à toute épreuve. Ses aptitudes au franchissement parlent d'elles-mêmes :

  • Garde au sol de 22 cm
  • Angle d'attaque de 37 degrés
  • Angle de fuite de 31 degrés
  • Capacité de franchissement à gué de 80 cm
  • Capacité de remorquage de 2 500 kg avec rotule d'attelage homologuée de série

Le conducteur dispose de quatre modes de transmission (2H, 4A, 4H et 4L) complétés par onze programmes de conduite spécifiques adaptant le comportement du véhicule à différentes surfaces : neige, sable, boue, rochers, gués ou asphalte.

Trois blocages de différentiel : une rareté sur le marché

Élément rarissime sur le marché actuel, le Cajal propose trois blocages de différentiel. Le différentiel central se verrouille automatiquement dans les modes exigeants, tandis que le conducteur peut bloquer manuellement les différentiels avant et arrière selon les conditions rencontrées. Une fonction "tank-turn" permet même de bloquer la roue arrière intérieure pour faciliter les demi-tours serrés.

Un pari ambitieux pour le marché européen

Le Santana Cajal incarne la renaissance d'une marque espagnole historique dans un segment où les vrais tout-terrain se font de plus en plus rares face à l'invasion des SUV urbains. En combinant authenticité mécanique et équipements modernes, Santana propose une alternative crédible aux amateurs de franchissement qui ne veulent pas sacrifier le confort quotidien.

Reste à connaître sa disponibilité et son tarif sur le marché français, mais ce 4x4 ibérique mérite clairement l'attention des passionnés d'aventure automobile.

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