Hyundai poursuit son offensive électrique avec un nouveau modèle qui pourrait bien redistribuer les cartes sur le segment des compactes à batteries. Le constructeur coréen, qui affiche une santé insolente en Europe avec notamment 68 000 immatriculations en Espagne l'année dernière, s'apprête à dévoiler son IONIQ 3, le petit dernier d'une gamme qui ne cesse de s'étoffer.
Un positionnement stratégique dans la gamme IONIQ
Alors que le IONIQ 9 trône au sommet de la hiérarchie avec son gabarit imposant, le IONIQ 3 vient occuper le créneau des citadines électriques, un segment en plein essor sur le Vieux Continent. Avec ses dimensions contenues de 4,15 mètres de long, 1,80 mètre de large et 1,50 mètre de haut, ce nouveau modèle se positionne comme la porte d'entrée accessible vers l'électromobilité selon Hyundai.
Mais accessible ne signifie pas discret. Le constructeur a appliqué sa philosophie design "Art of Steel" pour créer une silhouette qui ne laisse personne indifférent. Les lignes sont tranchées, le profil immédiatement reconnaissable.
Un design affirmé entre aérodynamisme et sportivité
À l'avant, on retrouve un style épuré rappelant le IONIQ 6, tandis que l'arrière affiche une verticalité assumée avec une lunette fortement inclinée et des feux LED affinés. Hyundai revendique un coefficient de traînée de 0,263, un chiffre remarquable pour un véhicule de ce gabarit qui témoigne d'un travail poussé sur l'efficience aérodynamique.
La version N Line, déjà présentée, accentue encore le caractère sportif avec :
- Des prises d'air élargies à l'avant avec des inserts noirs
- Un becquet arrière plus imposant
- Des jantes de 19 pouces (48 cm de diamètre)
- Un volant spécifique N avec des touches de rouge dans l'habitacle
Un habitabilité surprenante pour un compact
Premier constat à l'intérieur : l'espace disponible impressionne. Avec un empattement généreux de 2,68 mètres, le IONIQ 3 parvient à loger confortablement quatre adultes, même si la ligne de toit fuyante réduit légèrement la garde au toit aux places arrière.
Le coffre constitue une autre bonne surprise avec 322 litres de base. Mais c'est surtout le système "Megabox", un double fond de 119 litres, qui fait la différence en portant la capacité totale à 441 litres sans rabattre les sièges. De quoi avaler facilement plusieurs valises pour les départs en week-end.
Un équilibre réussi entre digital et physique
L'architecture du poste de conduite évite l'écueil du tout-écran. Si l'on trouve bien un combiné d'instrumentation de 8,9 pouces et un écran central pouvant atteindre 14,6 pouces (12,9 pouces en entrée de gamme), les commandes physiques restent présentes. La climatisation et de nombreuses fonctions conservent leurs boutons dédiés, une approche pragmatique appréciable au quotidien.
Le système d'infoentreteniment promet une évolution significative avec l'intégration d'un app store, à l'instar des smartphones.
Deux configurations de motorisation et batterie
Basé sur la plateforme E-GMP avec une architecture 400 volts, le IONIQ 3 se déclinera en deux versions :
Version standard : batterie de 42,2 kWh associée à un moteur de 147 chevaux, offrant plus de 335 kilomètres d'autonomie WLTP et un 0 à 100 km/h en 9 secondes.
Version Long Range : batterie de 61 kWh couplée à un bloc de 135 chevaux, délivrant plus de 490 kilomètres d'autonomie WLTP avec un 0 à 100 km/h en 9,6 secondes.
Dans les deux cas, la consommation homologuée avoisine les 14 kWh/100 km, un chiffre très raisonnable.
Recharge rapide au programme
Côté recharge, Hyundai propose une charge en courant alternatif à 11 kW de série, avec une option 22 kW disponible. En courant continu, la puissance atteint 119 kW, permettant de passer de 10 à 80% en environ 29 minutes sur les bornes rapides.
Un tarif qui pourrait faire mouche
Si Hyundai reste discret sur la grille tarifaire, le positionnement devrait logiquement s'établir sous la barre des 30 985 euros du IONIQ 5 actuel. Un prix agressif qui, combiné aux caractéristiques techniques annoncées, pourrait permettre au IONIQ 3 de concurrencer frontalement les Renault Mégane E-Tech, Volkswagen ID.3 et autres Peugeot e-308 sur le marché européen.
Les prochains mois nous apporteront tous les détails définitifs, notamment concernant sa commercialisation en France et son positionnement tarifaire précis face à une concurrence déjà bien installée sur ce segment stratégique.