C'est officiel : Citroën ressuscite l'un des modèles les plus emblématiques de l'histoire automobile française. La mythique 2CV fera son grand retour en 2026, entièrement réinventée en version 100% électrique avec un positionnement tarifaire explosif sous la barre des 15 000 euros. Une annonce qui fait l'effet d'une bombe dans le paysage automobile hexagonal.
Le succès du Renault 5 électrique a tout changé
Xavier Chardon, directeur général de Citroën, ne cache pas que cette décision stratégique répond directement au triomphe commercial du nouveau Renault 5 électrique. Avec plus de 120 000 réservations enregistrées en quelques mois seulement, le modèle au losange a démontré qu'il existe un appétit considérable pour les voitures électriques abordables à fort capital sympathie.
Ce phénomène commercial a servi de catalyseur final pour convaincre la direction de Stellantis de valider un projet qui semblait pourtant risqué : ramener à la vie le légendaire "parapluie sur roues" pour l'adapter aux enjeux de la mobilité durable.

Une philosophie radicalement différente du Renault 5
Si la comparaison entre les deux modèles iconiques sera inévitable, Citroën prévoit de cibler un segment légèrement différent. Contrairement au Renault 5 qui mise sur une image désirable et une charge technologique premium, la future 2CV électrique privilégiera :
- Une simplicité d'utilisation maximale
- Un coût d'acquisition et de maintenance imbattable
- Une polyvalence ville-campagne assumée
- Un design fonctionnel dépouillé du superflu
La recette technique pour casser les prix
Pour atteindre ce tarif agressif inférieur à 15 000 euros, Citroën s'appuiera sur plusieurs leviers technologiques et industriels. Le modèle utilisera la plateforme Smart Car, déjà employée par le Citroën ë-C3, mais optimisée pour réduire davantage les coûts de fabrication.
L'équipement de batteries lithium-fer-phosphate (LFP), nettement moins onéreuses que les accumulateurs nickel-cobalt, constituera un autre axe majeur de réduction des coûts. Ces batteries, bien que moins performantes en densité énergétique, offrent une longévité supérieure et conviennent parfaitement à un usage urbain et périurbain.
Présentation attendue au Salon de Paris
Selon les informations circulant dans l'industrie, le prototype définitif pourrait être dévoilé dès la fin de l'année lors du Salon de l'Automobile de Paris. Un cadre symbolique pour jauger l'accueil du public français face à cette résurrection audacieuse.
Pour Stellantis, l'enjeu dépasse largement le simple aspect nostalgique. Le groupe doit impérativement réaliser des volumes de ventes massifs sur les véhicules électriques pour respecter les normes d'émissions européennes de plus en plus contraignantes. Ressusciter une icône populaire représente un pari calculé pour séduire les automobilistes encore réticents face à l'électrification.
Une production probablement européenne
Bien qu'aucune usine n'ait été officiellement désignée, les sites de production Stellantis en péninsule ibérique tiennent la corde. Ces installations, déjà équipées pour assembler des modèles électriques d'entrée de gamme sur la plateforme Smart Car, disposent de tous les atouts pour accueillir cette fabrication stratégique.
Fidèle à l'esprit original
Citroën ne cherche pas à produire une réplique exacte de la 2CV d'après-guerre, mais plutôt une interprétation contemporaine respectant ses valeurs fondamentales. Le constructeur souhaite retrouver cette philosophie de robustesse, de facilité d'entretien et de confort de suspension capable d'absorber les pires revêtements urbains.
Cette stratégie du retour aux sources marque un tournant dans l'industrie automobile européenne. Fini le temps où les marques du Vieux Continent tentaient d'imiter les constructeurs premium. Place désormais à l'authenticité et à l'accessibilité, avec la nostalgie comme pont émotionnel vers l'électrification des masses. La bataille du véhicule électrique populaire vient officiellement de s'intensifier.