Le début de saison 2026 d'Aston Martin vire au cauchemar. Alors que Mercedes triomphe avec les victoires de George Russell en Australie et du prodige Kimi Antonelli en Chine, l'écurie britannique s'enfonce dans une spirale de contre-performances qui pourrait coûter sa place à Adrian Newey en tant que directeur d'équipe.
Un démarrage catastrophique pour l'AMR26
Les difficultés ont commencé dès la préparation hivernale. L'AMR26 a multiplié les problèmes techniques lors des essais à Bahréin, privant l'équipe de Fernando Alonso de précieux tours de piste. Cette situation a créé un retard difficilement rattrapable pour le reste de la grille.
Les deux premières manches du championnat n'ont fait que confirmer ces craintes initiales. L'écurie de Silverstone peine à trouver son rythme, et l'accumulation des complications techniques met en lumière des dysfonctionnements plus profonds au sein de la structure dirigée par Lawrence Stroll.
Adrian Newey dépassé par ses nouvelles responsabilités
Nommé directeur d'équipe après son arrivée retentissante chez Aston Martin, le génie de l'aérodynamique semble éprouver des difficultés dans ce rôle inédit. Habitué à exceller dans la conception technique, Newey se retrouve confronté à des responsabilités managériales qui l'éloignent de son domaine d'expertise.
Le Britannique a lui-même reconnu cette différence fondamentale avec son ancienne fonction chez Red Bull : "La différence est que là-bas, j'occupais un rôle très similaire, mais limité au département d'ingénierie. Dans ce poste, il s'agit de toute l'entreprise", a-t-il confié. Il admet même que ces nouvelles tâches le distraient de son objectif principal : améliorer la performance de la monoplace.



Antonio Lobato révèle les tensions internes
Le présentateur de DAZN a levé le voile sur le climat tendu qui règne actuellement au sein de l'équipe. Selon ses informations, Aston Martin recherche activement un nouveau directeur d'équipe pour pallier ce qu'il qualifie de "manque de leadership flagrant".
Lobato est catégorique sur le sujet : "Adrian Newey n'exerce pas de fonction de chef d'équipe. Mieux encore, il ne devrait pas exercer cette fonction. Il est excellent dans son domaine. C'est pourquoi ils devront trouver quelqu'un pour remplir ce rôle".
Une instabilité chronique au sommet
Cette situation met en évidence l'instabilité récurrente qui caractérise la direction d'Aston Martin. En trois années seulement, trois personnalités différentes ont occupé le poste de directeur d'équipe :
- Mike Krack, le premier de cette série
- Andy Cowell, qui a précédé Newey
- Adrian Newey, actuellement en fonction mais potentiellement sur le départ
Bien que Krack et Cowell appartiennent toujours à la structure de l'équipe dans d'autres fonctions, aucun des deux n'est envisagé pour un retour à la tête de l'écurie. La direction privilégie une recherche externe.
Christian Horner, la piste prioritaire
Les médias britanniques avancent le nom de Christian Horner comme candidat principal pour succéder à Newey. L'ancien patron de Red Bull, dont le départ de l'équipe autrichienne s'est effectué dans des conditions difficiles, avait déjà été associé à Aston Martin il y a quelques mois, avant un démenti officiel.
Son profil correspond parfaitement aux besoins identifiés : un manager expérimenté capable d'insuffler une vision claire et de stabiliser une organisation en quête de repères. Son palmarès avec Red Bull parle de lui-même et pourrait apporter la crédibilité nécessaire à l'écurie.
Andrea Seidl, l'alternative crédible
Le second nom évoqué est celui d'Andrea Seidl, ancien directeur de McLaren. L'Allemand avait déjà été associé à Aston Martin fin 2025 et représente une option tout aussi viable pour redresser la barre.
Quelle issue pour l'écurie de Fernando Alonso ?
Rien n'est encore officiellement confirmé concernant un changement à la direction de l'équipe. Cependant, la logique voudrait qu'Adrian Newey se recentre sur sa véritable passion et son domaine d'excellence : l'ingénierie et le développement technique de la monoplace.
Cette réorganisation pourrait s'avérer salvatrice pour une équipe qui cumule actuellement les difficultés, tant sur le plan technique que managérial. Lawrence Stroll devra prendre une décision rapide s'il veut éviter que cette saison 2026 ne se transforme en année blanche pour son ambitieux projet.
L'enjeu est de taille pour Fernando Alonso, qui voit ses chances de succès s'amenuiser avec chaque course qui passe. Le double champion du monde espagnol mérite une structure stable et performante pour exploiter pleinement son talent dans ce qui pourrait être l'une de ses dernières saisons en Formule 1.