Toyota Supra Final Edition noire sur circuit, vue de trois-quarts avant avec aileron et échappement Akrapovic

Toyota Supra Final Edition : 441 chevaux et boîte manuelle pour des adieux en apothéose

Sarah Wagner Actualités

La Toyota Supra A90 tire sa révérence avec une édition finale qui n'a rien d'un baroud d'honneur timoré. Au contraire, cette ultime déclinaison baptisée Final Edition repousse les limites du coupé japonais jusqu'à en faire une véritable sportive de circuit homologuée pour la route. Avec 441 chevaux sous le capot et une boîte manuelle en option, elle constitue la version la plus radicale jamais produite de cette cinquième génération.

Un héritage partagé avec BMW sublimé pour la dernière fois

Rappelons-le, la Supra A90 est née d'un projet commun avec la BMW Z4, les deux modèles sortant de la même chaîne de production à Graz, en Autriche, chez Magna Steyr. Si certains puristes ont pu critiquer cette collaboration germano-nippone, force est de reconnaître que Toyota a su exploiter le meilleur de la mécanique BMW tout en conservant l'ADN sportif qui a fait la légende de la Supra.

Cette Final Edition pousse cette philosophie à son paroxysme. Les ingénieurs japonais se sont directement inspirés de la version de compétition Supra GT4, ne lui retirant que la cage de sécurité, les pneumatiques slicks et le numéro de course. Le résultat ? Une machine capable de disputer une course sans aucun complexe.

441 chevaux extraits du légendaire six-cylindres B58

Le moteur reste le désormais culte B58 de BMW : un six-cylindres en ligne de trois litres avec un turbocompresseur unique, contrairement aux motorisations M qui en embarquent deux. Mais pas d'inquiétude, ce bloc a largement fait ses preuves depuis dix ans.

Les performances au rendez-vous :

  • Puissance : 441 chevaux (contre 340 sur la version standard)
  • Couple : 571 Nm (contre 500 Nm)
  • 0 à 100 km/h : 3,9 secondes en mesure réelle
  • 0 à 200 km/h : 13,1 secondes
  • Vitesse maximale : 286 km/h au compteur

Pour atteindre ces chiffres, Toyota a dû renégocier l'accord initial passé avec BMW qui interdisait toute modification de puissance durant la vie du modèle. Les évolutions portent sur la cartographie moteur, l'admission, le carter d'huile avec des déflecteurs supplémentaires, un système de refroidissement renforcé et un échappement Akrapovic en titane qui réduit la contre-pression.

Des composants de compétition en série

Toyota n'a pas lésiné sur les équipements empruntés aux meilleures références du segment. Le capot arbore désormais une prise d'air centrale amovible, tandis que le bouclier avant gagne des splitters et des volets aérodynamiques supplémentaires.

Les freins proviennent de la BMW M5 F90 : des disques perforés flottants de 395 mm à l'avant (contre 348 mm auparavant) et 345 mm à l'arrière, désormais également perforés. Derrière les jantes allégées de 19 pouces, on découvre des amortigueurs KW V3 Clubsport identifiables à leurs ressorts jaunes avec anneau violet, offrant 12 réglages en compression et 16 en détente.

Une rigidité structurelle revue de fond en comble

Les modifications ne se limitent pas à la mécanique. Toyota a considérablement renforcé la rigidité du châssis avec de nouvelles barres de renfort dans le compartiment moteur et sous le plancher. Une impressionnante barre en croix prend place derrière les sièges avant, complétée par des plaques anti-couple à tous les points d'ancrage de la suspension.

Les pneumatiques Michelin Cup 2 proviennent directement de la BMW M4 GTS. Élargis de 10 mm, ils offrent un niveau d'adhérence spectaculaire. L'aileron arrière reprend quant à lui le design du GT4 de compétition, avec ses supports en col de cygne caractéristiques.

Un habitacle qui respire la compétition

L'intérieur adopte une ambiance racing grâce aux sièges baquets en carbone à coque intégrale, garnis d'un rembourrage minimal. Détail stylistique audacieux : le côté conducteur est habillé d'Alcantara rouge tandis que le passager conserve un revêtement noir. La position de conduite très basse peut même s'ajuster via quatre boulons fixés à la structure du siège.

Sur la route et sur circuit : des sensations à l'état pur

Dès les premiers kilomètres sur routes secondaires, la direction recalibrée délivre un poids parfait et transmet fidèlement toutes les informations du train avant. Le châssis rigidifié offre une précision chirurgicale en virage, rapide ou lent. Les pneumatiques élargis mordent littéralement l'asphalte, procurant un niveau de confiance exceptionnel.

La boîte manuelle à six rapports mérite un chapitre à elle seule. Son débattement court permet de rester en sixième au-delà de 100 km/h, mais le plaisir de passer les vitesses incite à solliciter constamment le levier. La fonction de talon-pointe automatique accompagne parfaitement chaque rétrogradation.

Sur circuit, le freinage impressionne : 33,9 mètres depuis 100 km/h à froid, et seulement 30,4 mètres une fois le système en température, sans intervention de l'ABS. Un BMW M2 de 460 chevaux avec boîte automatique peine à suivre le rythme jusqu'à 200 km/h avant de décrocher aux vitesses supérieures.

Performances mesurées : sur le circuit du Sachsenring, cette Final Edition se révèle d'une précision redoutable. Le train avant s'inscrit avec exactitude, le train arrière reste parfaitement planté, tandis que les freins résistent jusqu'à la dernière boucle sans broncher. Une machine qui exécute les ordres avec une autonomie au limite impressionnante.

Cette Toyota Supra A90 Final Edition constitue une conclusion magistrale pour un modèle qui aura su conquérir les passionnés malgré un accueil initialement mitigé en Europe. Un authentique coupé pour conducteurs, livrant sensations et performances dans la plus pure tradition sportive.

Questions fréquentes

1 Quelle est la puissance de la Toyota Supra Final Edition ?
La Supra Final Edition développe 441 chevaux et 571 Nm de couple grâce au moteur six-cylindres en ligne B58 de 3 litres. C'est une hausse significative par rapport aux 340 chevaux de la version standard.
2 Quelles sont les performances de la Supra Final Edition ?
Elle abat le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes et le 0 à 200 km/h en 13,1 secondes. Sa vitesse maximale atteint 286 km/h au compteur.
3 Pourquoi dit-on que la Supra A90 partage son héritage avec BMW ?
La Supra A90 est issue d'un projet commun avec la BMW Z4, les deux modèles étant assemblés sur la même chaîne de production chez Magna Steyr en Autriche. Elle utilise notamment le moteur six-cylindres B58 de BMW.
4 Quels équipements spécifiques distinguent cette Final Edition ?
Elle reçoit des freins de BMW M5 F90 avec des disques de 395 mm à l'avant, des amortisseurs KW V3 Clubsport avec 12 réglages en compression et 16 en détente, un échappement Akrapovic en titane et des éléments aérodynamiques empruntés à la version GT4 de compétition.
5 La Supra Final Edition est-elle disponible avec une boîte manuelle ?
Oui, cette édition finale propose une boîte manuelle en option, ce qui constitue une première pour cette génération A90. C'est un ajout particulièrement apprécié des puristes de la conduite sportive.

Ce qu'il faut retenir

  • La Toyota Supra A90 Final Edition développe 441 chevaux et propose une boîte manuelle en option, constituant la version la plus radicale de cette génération.
  • Le moteur six-cylindres B58 de 3 litres produit 571 Nm de couple et permet un 0-100 km/h en 3,9 secondes avec une vitesse maximale de 286 km/h.
  • Cette édition finale s'inspire directement de la Supra GT4 de compétition et constitue une véritable sportive de circuit homologuée pour la route.
  • Les freins proviennent de la BMW M5 F90 avec des disques de 395 mm à l'avant et 345 mm à l'arrière, tous perforés.
  • L'échappement Akrapovic en titane, l'admission modifiée et le refroidissement renforcé optimisent les performances du moteur.
  • Les amortisseurs KW V3 Clubsport offrent 12 réglages en compression et 16 en détente pour un usage circuit.
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