Le lancement du Ferrari Luce provoque une vague de réactions inattendues dans l'industrie automobile. Alors que la marque au cheval cabré dévoile son premier modèle 100% électrique, deux constructeurs n'ont pas résisté à l'envie de tacler leur concurrent sur les réseaux sociaux. Lamborghini et Tesla ont rejoint le concert de critiques qui secoue la Toile depuis l'annonce de ce virage historique.
Lamborghini enfonce le clou avec subtilité
La marque italienne au taureau a choisi une approche plus élégante mais tout aussi mordante. Sur son compte X officiel, Lamborghini a publié quatre clichés de son hypercar Revuelto, peint dans une teinte étonnamment similaire à celle du Luce présenté par Ferrari.
Le message accompagnant ces images est sans équivoque : "Fiers de continuer à vous faire rêver". Une phrase qui résonne comme un coup de griffe à peine voilé envers son éternel rival de Maranello. Le Revuelto affiché arbore fièrement son V12 atmosphérique et développe plus de 1 000 chevaux, incarnant exactement l'esprit sportif traditionnel que beaucoup reprochent à Ferrari d'avoir abandonné.



Une stratégie validée par les événements
Cette prise de position intervient alors que Lamborghini a récemment annulé son projet de véhicule entièrement électrique. Face à l'accueil glacial réservé au Luce, la décision du constructeur de Sant'Agata Bolognese semble aujourd'hui visionnaire. Les amateurs de supercars semblent clairement préférer le rugissement d'un moteur thermique aux performances silencieuses de l'électrique.
Tesla accueille Ferrari dans le club très fermé des mal-aimés
Du côté américain, Elon Musk et ses équipes ont opté pour une approche plus directe et décomplexée. Via le compte dédié au Cybertruck sur X, Tesla a publié un mème désormais culte tiré du film "La ballade de Buster Scruggs".
L'image montre deux condamnés sur le point d'être pendus, dont l'un demande tranquillement à l'autre s'il s'agit de sa première fois dans cette situation. Le message accompagnant le mème est sans détour : "Hey Luce". Une façon pour le constructeur californien de dire à Ferrari : "Bienvenue au club des marques critiquées sur les réseaux sociaux".
Tesla connaît bien cette situation
Le Cybertruck a effectivement essuyé des vagues massives de critiques depuis son lancement. Son design anguleux et futuriste a divisé l'opinion publique, générant autant d'enthousiasme que de rejets virulents. Toujours absent du marché européen en raison des normes de sécurité qu'il ne respecte pas, ce pick-up électrique reste l'un des modèles les plus controversés de l'histoire automobile récente.
Un accueil globalement négatif pour le Luce
Malgré quelques soutiens de prestige comme ceux des pilotes Charles Leclerc et Lewis Hamilton, le Ferrari Luce fait face à une déferlante de critiques. Les reproches portent principalement sur :
- Un design jugé trop éloigné de l'ADN Ferrari
- L'abandon du moteur thermique, symbole historique de la marque
- Une esthétique qui divise profondément les puristes
- Un positionnement électrique perçu comme une trahison de l'héritage de Maranello
Deux approches différentes, un même message
Là où Lamborghini a choisi l'insinuation raffinée en vantant son héritage thermique, Tesla a préféré l'humour direct et décomplexé. Ces deux réactions illustrent parfaitement le malaise qui entoure le lancement du premier modèle électrique de Ferrari.
Pour la marque italienne, ce baptême du feu dans l'électrification représente un tournant majeur. Reste à savoir si les performances et la conduite du Luce parviendront à faire taire les critiques une fois que les premiers exemplaires seront livrés aux clients. En attendant, Ferrari doit affronter une tempête médiatique d'une ampleur rare, alimentée aussi bien par les internautes que par ses concurrents directs.
Cette affaire démontre également la puissance des réseaux sociaux dans l'industrie automobile moderne, où une simple publication peut devenir virale et influencer l'image d'une marque prestigieuse en quelques heures seulement.